BORISVIAN. JE VOUDRAIS PAS CREVER (1951-1959) LISTE DES POÈMES . Je voudrais pas crever. Pourquoi je vis. La vie c’est comme une dent. Y’avait une lampe de cuivre . Quand j’aurai du vent dans mon crâne. Je n’ai plus très envie. Si j’étais poétheû. J’ai acheté du pain dur. Y’a du soleil dans la rue. Un homme tout nu marchait. J’ai mal à ma rapière. Ils cassent le
AA Je voudrais pas crever Je voudrais pas crever Avant d'avoir connu Les chiens noirs du Mexique Qui dorment sans rêver Les singes à cul nu Dévoreurs de tropiques Les araignées d'argent Au nid truffé de bulles Je voudrais pas crever Sans savoir si la lune Sous son faux air de thune A un côté pointu Si le soleil est froid Si les quatre saisons
Jevoudrais pas crever Avant d'avoir usé Sa bouche avec ma bouche Son corps avec mes mains Le reste avec mes yeux J'en dis pas plus faut bien Rester révérencieux Je voudrais pas mourir Sans qu'on ait inventé Les roses éternelles La journée de deux heures La mer à la montagne La montagne à la mer La fin de la douleur Les journaux en couleurs
Vay Tiền Nhanh. Je voudrais pas crever Avant d'avoir connu Les chiens noirs du Mexique Qui dorment sans rêver Les singes à cul nu Dévoreurs de tropiques Les araignées d'argent Au nid truffé de bulles Je voudrais pas crever Sans savoir si la lune Sous son faux air de thune A un coté pointu Si le soleil est froid Si les quatre saisons Ne sont vraiment que quatre Sans avoir essayé De porter une robe Sur les grands boulevards Sans avoir regardé Dans un regard d'égout Sans avoir mis mon zobe Dans des coinstots bizarres Je voudrais pas finir Sans connaître la lèpre Ou les sept maladies Qu'on attrape là-bas Le bon ni le mauvais Ne me feraient de peine Si, si, si je savais Que j'en aurai l'étrenne Et il y a aussi Tout ce que je connais Le fond vert de la mer Où valsent les brins d'algues Sur le sable ondulé L'herbe grillée de juin La terre qui craquelle L'odeur des conifères Et les baisers de celle Que ceci, que cela La belle que voilà Mon Ourson, l'Ursula Je voudrais pas crever Avant d'avoir usé Sa bouche avec ma bouche Son corps avec mes mains Le reste avec mes yeux J'en dis pas plus, faut bien Rester révérencieux Je voudrais pas mourir Sans qu'on ait inventé Les roses éternelles La journée de deux heures La mer à la montagne La montagne à la mer La fin de la douleur Les journaux en couleur Tous les enfants contents Et tant de trucs encore Qui dorment dans les crânes Des géniaux ingénieurs Des jardiniers joviaux Des soucieux socialistes Des urbains urbanistes Et des pensifs penseurs Tant de choses à voir Àvoir et à entendre Tant de temps à attendre À chercher dans le noir Et moi, je vois la fin Qui grouille et qui s'amène Avec sa gueule moche Et qui m'ouvre ses bras De grenouille bancroche Je voudrais pas crever Non, monsieur; non, madame Avant d'avoir tâté Le goût qui me tourmente Le goût qu'est le plus fort Je voudrais pas crever Avant d'avoir goûté La saveur de la mort...
Paroles Boris VianJe voudrais pas creverAvant d'avoir connuLes chiens noirs du MexiqueQui dorment sans rêverLes singes à cul nuDévoreurs de tropiquesLes araignées d'argentAu nid truffé de bullesJe voudrais pas creverSans savoir si la luneSous son faux air de thuneA un côté pointuSi le soleil est froidSi les quatre saisonsNe sont vraiment que quatreSans avoir essayéDe porter une robeSur les grands boulevardsSans avoir regardéDans un regard d'égoutSans avoir mis mon zobeDans des coinstots bizarresJe voudrais pas finirSans connaître la lèpreOu les sept maladiesQu'on attrape là-basLe bon ni le mauvaisNe me feraient de peineSi si si je savaisQue j'en aurai l'étrenneEt il y a z aussiTout ce que je connaisLe fond vert de la merOù valsent les brins d'algueSur le sable onduléL'herbe grillée de juinLa terre qui craquelleL'odeur des conifèresEt les baisers de celleQue ceci que celaLa belle que voilàMon Ourson, l'UrsulaJe voudrais pas creverAvant d'avoir uséSa bouche avec ma boucheSon corps avec mes mainsLe reste avec mes yeuxJ'en dis pas plus faut bienRester révérencieuxJe voudrais pas mourirSans qu'on ait inventéLes roses éternellesLa journée de deux heuresLa mer à la montagneLa montagne à la merLa fin de la douleurLes journaux en couleurTous les enfants contentsEt tant de trucs encoreQui dorment dans les crânesDes géniaux ingénieursDes jardiniers joviauxDes soucieux socialistesDes urbains urbanistesEt des pensifs penseursTant de choses à voirA voir z et à entendreTant de temps à attendreA chercher dans le noirEt moi je vois la finQui grouille et qui s'amèneAvec sa gueule mocheEt qui m'ouvre ses brasDe grenouille bancrocheJe voudrais pas creverNon monsieur non madameAvant d'avoir tâtéLe goût qui me tourmenteLe goût qu'est le plus fortJe voudrais pas creverAvant d'avoir goûtéLa saveur de la mort...[
L'Odéonie 10 Mars 2012 Rédigé par Moicani - L'Odéonie et publié depuis Overblog Je voudrais pas crever Avant d'avoir connu Les chiens noirs du Mexique Qui dorment sans rêver Les singes à cul nu Dévoreurs de tropiques Les araignées d'argent Au nid truffé de bulles Je voudrais pas crever Sans savoir si la lune Sous son faux air de thune A un coté pointu Si le soleil est froid Si les quatre saisons Ne sont vraiment que quatre Sans avoir essayé De porter une robe Sur les grands boulevards Sans avoir regardé Dans un regard d'égout Sans avoir mis mon zobe Dans des coinstots bizarres Je voudrais pas finir Sans connaître la lèpre Ou les sept maladies Qu'on attrape là-bas Le bon ni le mauvais Ne me feraient de peine Si si si je savais Que j'en aurai l'étrenne Et il y a z aussi Tout ce que je connais Tout ce que j'apprécie Que je sais qui me plaît Le fond vert de la mer Où valsent les brins d'algues Sur le sable ondulé L'herbe grillée de juin La terre qui craquelle L'odeur des conifères Et les baisers de celle Que ceci que cela La belle que voilà Mon Ourson, l'Ursula Je voudrais pas crever Avant d'avoir usé Sa bouche avec ma bouche Son corps avec mes mains Le reste avec mes yeux J'en dis pas plus faut bien Rester révérencieux Je voudrais pas mourir Sans qu'on ait inventé Les roses éternelles La journée de deux heures La mer à la montagne La montagne à la mer La fin de la douleur Les journaux en couleur Tous les enfants contents Et tant de trucs encore Qui dorment dans les crânes Des géniaux ingénieurs Des jardiniers joviaux Des soucieux socialistes Des urbains urbanistes Et des pensifs penseurs Tant de choses à voir A voir et à z-entendre Tant de temps à attendre A chercher dans le noir Et moi je vois la fin Qui grouille et qui s'amène Avec sa gueule moche Et qui m'ouvre ses bras De grenouille bancroche Je voudrais pas crever Non monsieur non madame Avant d'avoir tâté Le goût qui me tourmente Le goût qu'est le plus fort Je voudrais pas crever Avant d'avoir goûté La saveur de la mort... Boris Vian Partager cet article Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous
boris vian je voudrais pas crever paroles